Le sacré se lit dans nos gestes imprégnés de respect, par exemple envers les ossements et les restes des animaux chassés, où envers le poisson que nous devons tenir d’une certaine manière. Ce respect de tout ce qui nous entoure  TSHITIMAUENITAKUSHUN (innu aimun) /KICTERITCIKEWIN (atikamekw nehiromowin). Par ce respect que je lui porte, je reconnais la plénitude de cette entité-là : parce qu’elle a été conçue, je lui dois respect au même titre qu’à un être humain. Nous faisons partie de la terre, nous n’en sommes pas maître. Tous les peuples autochtones voient des personnes en toutes choses, des personnes qui ont une histoire, un caractère, une manière de se comporter. Nous disons « personne » parce que quand nous transformons quelque chose en quelqu’un, nous pouvons nous identifier à cette chose devenue vivante. Nous pouvons ainsi la remercier.